vu que cela fait 6 semaines qu’on n’a pas joué, je vous met un petit résumé de là où vous êtes:

Suite à l’enquete sur le vol de la récompense du tournoi, une expédition a été menée dans le camp des anciens esclaves. L’argent y a été retrouvé et en représailles, le camp a été brulé.Alors que le beau temps semblait installé pour une longue période, une tempête soutenue par de puissantes rafales de vent secoue la ville. Les nuages de fumée crachés par les cheminées de la manufacture d’arme sont suppléés par un ciel bas d’un noir intense, inhabituel. Plusieurs éclairs s’abattent sur les toits, provoquant des incendies.Tous les incendies finissent par être maîtrisés en fin d’après midi. Les divers feux qui se sont déclarés aux quatre coins de la ville ont fait plusieurs victimes, dont 7 morts. Deux maisons ont entièrement brûlé dans le quartier chinois, entraînant la mort de 4 personnes. Toutes les tentatives pour les extirper des flammes ont échoué. Deux hommes du Shérif se sont gravement brûlés en essayant d’intervenir.
La pluie fait son apparition au moment précis ou le soleil se couche. Des torrents de boue se forment, traversent la grande rue centrale, balayant les abreuvoirs, les tonneaux, et tous les objets de tailles équivalentes. Devant l’urgence de la situation, les propriétaires de chevaux rejoignent les écuries et tout ce que la ville compte de granges dans l’espoir d’abriter leurs bêtes. Un sillon profond de 80 cm se creuse sur le côté gauche de la grande rue (sens Est-Ouest). Il commence à l’entrée de la ville, large de 70 cm. Il atteint plus d’un mètre de large à hauteur de la banque, et ce sur environ 20 mètres. C’est là qu’il est le plus profond. La rue principale n’est
plus accessible aux chevaux, carrioles et diligences.
La grande rue ne connaît pas son activité habituelle. Il est bientôt midi. Les nuages n’ont pas cessé de cracher de la pluie sur la ville. Les commerçants ont choisi de ne pas ouvrir leurs boutiques. Seuls les saloons et l’épicerie de M. et Mme Hoswood sont ouverts. D’épaisses planches de bois ont été disposées entre les bâtiments, de façon à pouvoir enjamber le sol gorgé d’eau. À certains endroits, il est possible de s’enfoncer au dessus du genou dans une boue compacte.
Le gang se débarrasse difficilement de quatre morts vivants.
Parallèlement, les habitants de Crimson Bay se sont relayés à la source tout au long de la journée. Devant la dégradation du temps, le maire Wallace a demandé à ses concitoyens de se prémunir. Il craint une pénurie d’eau potable.
Le ciel n’a pas laissé passé un rayon de soleil depuis deux jours. Une pluie glaciale s’abat sans discontinuer, poussée par un vent violent balayant la grande rue sans relâche. Il est presque impossible de quitter la ville à cheval ou en diligence. Les routes sont gorgées d’eau, et l’épaisse boue formée à la surface condamne toute tentative. Un télégramme a averti la gare que la liaison ferroviaire était coupée, depuis Shan Fan et Portland. Le télégramme devient muet en début de soirée.
Crimson Bay est coupée du monde.

Alors que la ville commence à être en proie à une panique généralisée, et que le Shérif et ses hommes tiennent tant bien que mal la situation, un homme, le visage cagoulé et vêtu de haillons apparaît sur la rue principale. Il avance lentement, marchant au milieu de la grande rue, en direction du bureau du Shérif.
C’est un Noir de la communauté. Il est venu en messager. Le Shérif, qui se trouve dans son bureau, sort. La rue se remplit de curieux. L’homme raconte au Shérif que les hommes et femmes du village sont partis trouver refuge au-delà de la forêt. Mais la ville va en payer le prix fort. Le messager promet l’enfer aux habitants de Crimson Bay :
« Les morts reviendront de l’Enfer tourmenter les vivants, les morts reviendront dévorer le coeur des coupables ! »
Fou de rage, Drent abat froidement l’homme devant tout le monde.Son corps tombe au milieu de la rue. Le Shérif ordonne à ses hommes d’exposer ce cadavre à l’entrée de la ville, pour prévenir les visiteurs que la loi règne en ville. Il crie à la foule de se disperser.

Plusieurs chariots commencent à se remplir. Des groupes de citoyens commencent à se former. Bon nombre veulent quitter la ville, malgré la tempête. Le risque de prendre la route n’empêche pas les hommes et les femmes de s’organiser. Très vite, une centaines de personnes sont sur la grande rue. Wallace, de plus en plus désespéré, demande de la patience à ses concitoyens. Drent déploie ses hommes à la sortie de la ville pour empêcher les départs. La foule gronde contre cet abus de pouvoir.
Une déflagration puissante aveugle toute la ville un instant ! Une trentaine de personnes s’écroulent au milieu de la rue, mortes. Foudroyées. La tempête dégénère encore. D’incroyables éclairs sont suivis de plusieurs coups de tonnerre assourdissant, résonnant au dessus de la ville. Des rideaux d’une pluie dense et glaciale dégoûtent un peu plus les téméraires désireux de fuir. Les corps des victimes sont immédiatement conduits chez le Docteur Lightgow.
Son cabinet ne pouvant accueillir tous ces corps, il demande que les corps soient emmenés dans une grange.